Diary
Comment 1

Mon premier trail

Tout est parti d’un coup de tête, au travail, comme bien souvent quand je me retrouve assise à coté de Marie, collègue et amie runneuse.

Ce jour là l’activité était assez calme, pas de course en vue avant le marathon de Paris, nous sortions du semi, et dans ces cas là il y a deux possibilités : soit on fait un achat compulsif ( article de running bien évidemment ) ou soit, on s’inscrit à une course !

Tout le monde parlait de l’ECOTRAIL, et pourtant à la base,  ce n’est pas du tout ma tasse de thé ! Je déteste les chemins, la terre, le sable, les cailloux, les racines … En général quand il y a un truc sur la route, c’est pour moi, je ne rate pas une occasion de me vriller une cheville sur un rebord de trottoir ou de me ramasser de tout mon long à cause du pauvre seul caillou qui traine ! Dans le genre maladroite il n’y a pas mieux.

Alors un trail … loin de moi cette idée saugrenue ! Et pourtant, et j’ose l’avouer ici, c’est bien moi qui suggère l’idée à Marie, ce jour là. Pourquoi ne pas nous inscrire à l’ECOTRAIL dans le cadre de notre préparation marathon, cela nous donne l’occasion de faire une sortie longue ( dans les 2h20 ) dans un cadre qui change, et qui plus est,  entre copines à papoter !

Comme c’est ballot, nous seulement il reste des places, le prix est correct et nous sommes de repos sur cette période !

Chacune crée son compte et nous voilà parties pour l’inscription, une fois la nouvelle annoncée à nos familles respectives. Car oui, c’est bien un petit détail très important chez le coureur : annoncer son absence à son conjoint en raison d’une nouvelle course, un entrainement ou tout autre événement lié à la course à pied. Et ce n’est jamais gagné d’avance, il faut parfois faire preuve de malice pour faire passer la pilule.

Chanceuse que je suis, mon homme est sportif, rugbyman, parfois sur des matchs, des entraînements et comprend donc totalement mon besoin de sortir me dégourdir les pattes, et m’encourage à 200% dans la pratique de mon sport ( ça c’est dit et ça m’évitera un éventuel clash conjugal …. Humour ! ).

J’avoue que j’ai stressé un peu tout de même, le moment est mal venu pour me blesser bêtement sur un trail, étant engagée auprès de mécénat chirurgie cardiaque pour le marathon de Paris.

Mais comme on dit, la peur n’évite pas le danger ! Alors advienne que pourra, et puis nous le faisons tranquillement, ce qui devrait nous permettre d’anticiper certaines chutes … ou pas ! En route pour ces 18km nature !

image

Nous nous retrouvons avec plusieurs amis au parc de Saint Cloud, complètement frigorifiés … Il faut vraiment être dingue pour se lever un dimanche matin à 7h00 pour aller se cailler et courir 18km pendant que la plupart sont sous la couette.  Mais c’est bien ça qui est sympa, cela fait partie du jeu et rend l’épreuve encore plus gratifiante !

Nous improvisons finalement un trinôme ! Cassandre, une autre amie coureuse  se joint à nous avec son petit Marsu ( sa mascotte ) accroché à son brassard . Nous déposons nos affaires dans le camion des consignes. Oh qu’il fait froid ! Et nous nous dirigeons vers le départ déguisées en vraies traileuses, sac à eau, buff, manchons de compression, gants, attention ça ne rigole pas !  ( manquent les chaussures, pour ma part, mes Mizuno feront l’affaire ! )

Mathilde, une copine de club d’athlé, tel Zébulon, sautille et attend le départ avec impatience, nous la laisserons filer dès le premier km.

Le départ se fait sur pelouse et je déteste ça ! Cela fait rire d’ailleurs dans le sas de départ, car je râle dès le début ! C’est parti !

Les trois premiers km sont assez difficiles, montées très raides, escaliers, pelouse, terre, cailloux avant de rejoindre la forêt et ses sentiers . Oh punaise dans quelle histoire me suis je fourrée, il reste encore 15km, je vais mourir ! Les jambes sont lourdes et tirent. Mais on y va, on galope tant bien que mal en toussant parfois pour ma part, l’asthme n’est pas loin …

Et le miracle se produit ! Que c’est beau de courir en nature ! J’adore ça ! Les km se suivent et ne se ressemblent pas, cela me change de la monotonie de mon ” champs ” de Seine et Marne en bord de route départementale.

Je me surprends même à aimer ça et à jouer les Laura Ingalls ! Je galope et assez bien même !

Le parcours est très plaisant malgré les zones de montées difficiles et les chemins irréguliers ( c’est du trail, quoi ! ) mais il y a aussi de belles phases de récupération.

C’est génial, le bitume ne me manque pas du tout ! Mes chevilles ont bien vrillé deux ou trois fois, j’ai poussé quelques petits  ” hiiiiiiiiii ” parfois, craignant la chute, mais tout va bien.

Nous arrivons finalement assez vite au ravitaillement du km8 ! Et quel ravito ! Du grand luxe : gâteaux, café, eau, coca, chocolat, saucisson, fruits …. WC écologiques, et vue imprenable sur Paris et ses monuments, dommage que le temps ne soit pas au rendez vous.

Nous sommes au km10 en 1h02 … bon c’est mal parti pour une sortie longue en fait et nos 2h20 prévus ! Alors nous décidons de continuer sur la même allure.

Arrive la partie urbaine, bien moins drôle, 8km en majeure partie en bords de Seine ( si, les bateaux des particuliers sont sympas à regarder ), mais la piste est en travaux, avec pas mal de débris et beaucoup de poussière en plus du pic de pollution déjà présent ce dimanche, mes bronches brûlent un peu.

Cette deuxième partie est bien moins plaisante, escaliers et route. Le passage par Issy les Moulineaux n’est pas très folichon. Puis arrivent les quais assez longs avec leurs gros pavés. Je n’aime pas … les pavés, mais l’arrivée est proche alors on s’accroche. Dernier virage puis la Tour Eiffel est au dessus de nous, quelques escaliers et le tapis rouge de l’arrivée se profile !

Nous nous prenons les mains et montons à trois les marches du podium du finish ! Quel bonheur ! 1h51′ est le chrono affiché sur ma montre. Notre petite équipe s’est bien soutenue tout au long du parcours. Toutes les trois, nous étions complémentaires. Ce fut un très bon moment de découverte et de partage.

Assez fières quand même de revêtir notre premier tee-shirt de finisher de trail ! Merci à vous les filles pour cette belle expérience. Ça a du bon parfois de s’inscrire sur un coup de tête à une course. Un moment improvisé qui restera un formidable souvenir.

image

image

image

À l’année prochaine sur le 50km ! Mon prochain défi !

À très vite,

Coco.

image

Advertisements
This entry was posted in: Diary

1 Comment

  1. Je kiffe ton récit. Fais gaffe le côté obscur de la gadoue et du dénivelé en a emporté des plus réticentes que toi. Quant aux chevilles en carton que l’on se flingue sur un banal trottoir, je connais bien. Ca se soigne. Depuis que je me brosse les dents en alternance d’équilibre sur une jambe sur un plateau de Freeman (un truc avec une demi boule dessous comme chez les kiné), j’ai des chevilles qui peuvent se tordre en trail sans trop de bobo. C’est un trailer confirmé qui m’a enseigné ce truc. Dans ma salle de bain, personne ne voit que je me comporte bizarrement. En trail, la PPG n’est pas une option. Je dis ça, je dis rien. Allez, en décembre, Marie et toi allez nous faire une Saintélyon 🙂

    Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s